Le netlinking externe, l'obtention de liens qui pointent vers notre site, est bien souvent perçu comme étant la pierre angulaire du référencement naturel. Ceci est une vieille habitude provoquée par le PageRank, un des facteurs de calcul de l'algorithme de Google. Le PageRank, vous vous souvenez, repose sur le principe du "un lien externe équivaut à un vote" : plus on a de liens externes qui pointent vers notre site, et plus notre site est considéré comme étant pertinent et fiable.
Oui, bien sûr, notre site gagne en "TrustRank", en indice de confiance si il a beaucoup de liens qui pointent vers lui venant d'autres sites qui sont très liés eux-mêmes, et que les anchor text (intitulés des liens) possèdent une charge sémantique, des mots sur lesquels il est intéressant de se positionner. Mais pourquoi croire que le netlinking externe possède toujours la même importance, quelque soit le site ou la requête. Nous disons souvent à nos clients que le netlinking représente 50% du travail d'un bon référencement naturel. Cette vision est, je trouve, aujourd'hui un peu dépassée.
L'importance du netlinking dépend de la requête.
Depuis le temps qu'on en entend parler, que le PageRank n'est plus qu'une donnée parmi des centaines d'autres prises en compte dans l'algo de Google, que Google veut de plus en plus donner des résultats pertinents à ses internautes, je n'avais jamais réalisé auparavant que l'algo de Google pouvait tout simplement s'adapter au type de requête de l'internaute! Selon ma petite théorie, Google ne calculerait pas toujours de la même façon les résultats à fournir suivant les requêtes. Illustrons ceci par deux exemples. J'utilise Yahoo pour déterminer le nombre de liens externes (liens entrants à l'exception du sous domaine), avec des requêtes "plus ou moins" équivalentes, selon Google Insights.
Je fais une requête sous forme de question : "pourquoi terre".
Ici, Google, qui analyse sémantiquement nos requêtes pour savoir ce que l'on veut vraiment obtenir comme résultats, se dit : la personne veut obtenir une réponse complète à sa question. Il faut donc lui montrer une page avec du contenu! Ici, le netlinking aurait une importance réduite par rapport au contenu. La page qui ressort par ailleurs en premier sur la requête en exemple, cyberzoide.developpez.com, a 10 liens entrants externes pointant sur la page, mais il est vrai que la globalité du site lui, possède 1031 liens externes.
Google va donc chercher des pages contenant beaucoup de mots clefs en général associés avec la requête demandée. Ce type de requêtes "associées", on les voit souvent dans les suggestions de Google, en bas des résultats, autant dire que pour bien se positionner sur une requête, c'est peut-être une bonne idée d'aborder les suggestions dans votre page.
Faisons la requête "acheter terre"
Ici, on a pas non plus beaucoup de liens externes pointant vers la page en première position dans les SERP (http://www.marche.fr/terre-vegetale/), à peine 2, mais si on prend en compte les liens externes du site (sous domaine) on en a 41837! L'internaute qui tape cette requête serait potentiellement à la recherche non pas du contenu, mais d'un site qui permette d'acquérir de la terre. Ces pages ont en général moins de contenu, étant surtout faites de listings de produits en général : ici, on va donner plus d'importance au netlinking, facteur qui permet le plus de différencier des sites d'e-commerce.
Question : est ce qu'un site bourré de contenu sur "acheter un appartement à Paris" mais très peu de liens externes a une chance de se positionner devant un site d'achat immobilier comme, par exemple, seloger.com ? Réponse : non, je suis 9ème et eux 8ème. Mais le premier sur cette requête à non seulement rajouté du contenu, comme en plus il propose des achats!
Pour bien ranker dans les résultats des moteurs de recherche, la réponse en SEO est en fait toujours la même : il faut tout travailler. Parfois un peu plus le netlinking quand on est sur des requêtes où l'internaute ne recherche pas forcément réponse à ses questions, parfois un peu plus le contenu quand l'internaute veut clairement obtenir de bons gros pavés de contenu. Je crois sinon, à cause de ce que pratiquent les réseaux sociaux avec le nofollow, que ma petite théorie sera de plus en plus vraie : on va réduire l'importance du netlinking, sauf, bien sûr, si l'algo n'a rien d'autre à se mettre sous la dent pour élaborer ses pages de résultats.
en 2000
puis en 2004
Pour 
L'agence de voyages